Cupidon est un grand farceur
Posté le 24.03.2008 par sunnymoon
Ce drôle de volatile, un peu potelé, armé, est peut-être bien un grand farceur. Ou bien un fou dangeureux. Il déboule, porté par des ailes ridiculement petites, et décoche ses flèches avec son arc tout aussi ridiculement petit.
Sans soucis des convenances, sans savoir si ça nous arrange ou pas, il décide, comme ça, et de manière tout à fait arbitraire, que tel ou telle vont tomber un peu, beaucoup, passionnément, amoureux.
Enfin bref, quelle que soit sa méthode (ou son absence de méthode), ce jouflu et irrespectueux archer vous guette peut-être.....
Demain, tout à l'heure, il vous mettra en joue, et ...Plop! d'une flèche en plein coeur, il va bouleverser votre vie....Il va remettre en question toute votre vie d'un tir négligent mais bien ajusté. Vos rêves, vos projets, vos certitudes vont être mis à mal, chamboulés.
Votre coeur va battre si vite que le souffle va vous manquer, les nerfs à fleur d'une peau à vif, un jour merveilleusement, extraordinairement heureux , et le lendemain, en proie aux affres d'un désespoir sans fin...
Bien sûr, il y a des gens pour qui une rencontre avec cet étrange oiseau ne pose aucun problème. Bien au contraire, ils se réjouissent que Cupidon prenne en compte leur besoin d'amour et daigne enfin s'occuper de remplir leur bras d'une agréable et tendre compagnie. Et je me réjouis avec eux qu'ils trouvent un compagnon de voyage, un partenaire de route.
Mais même les vilains petits canard boiteux, Cupidon ne les oublie pas!
C'est beau quand même la solidarité!
Sauf que.....
Il était une fois un vilain petit canard boiteux, qui ne demandait rien à personne, et surtout pas à Cupidon. Car ce vilain petit canard boiteux vivait un bonheur tranquile et calme, et jamais n'aurait songé à demander plus. Il suivait le cours paisible de l'eau, se laissant porter, certain qu'il était d'être enfin à l'abri de coup du sort. Le naïf!
Mais un jour, ou plutôt, un nuit, prés d'un lac, un Cupidon voletant et vollage, décocha hardiment et de façon plutôt incongrue, deux flèches, qui firent mouches.
Et le vilain petit canard, un peu étourdi par l'impact, ne comprend pas tout de suite ce qui vient de lui arriver. Et toute l'importance de ce qui vient de se produire.
Il ne se rend pas compte à quel point sa vie va être bouleversée. Cela va prendre du temps, petit à petit, une chose en entraînant une autre.
Et ce qui n'était qu'un geste anodin, innocent devient cet pierre que l'on jette dans une eau calme, et qui fait des milliers de rond dans l'eau, efface l'image du ciel et des arbres.
Alors, le vilain petit canard boiteux ,et toujours si hésitant, ne sais pas, ne sais plus, qui il est, ce qu'il veut, où il en est. Ecartellé entre deux amours, il oscille entre raison et ivresse, joie et douleur, action et désespoir.
Pendant un temps il décide de faire comme si de rien n'était, mais la technique de l'autruche ne convient pas aux vilains petits canards.
Et bientôt le vilain petit canard se rend compte de l'étendue des dégats que la flèche et son manque de clairvoyance ont entrainés.
Et voilà le vilain petit canard tout rétourné, chamboulé, il hésite, il tergiverse, il avance, il recule, en bref, il ne se décide pas...
Il se demande ce qu'il a bien pu faire à Cupidon, pour que celui-ci lui joue ce sale tour.
Cupidon a parfois un sens de l'humour assez particulier. Pas méchant, certes, mais quand même, cela confine presque au sadisme.
Evidement, le vilain petit canard boiteux n'a pas le même sens de l'humour que Cupidon. D'ailleurs, pour le moment, le vilain petit canard a perdu son sens de l'humour, il prend tout au sérieux, cherche des présages partout, et s'englue dans sa mare.
Tout bas, il souhaite à Cupidon de la gale et des petits bras, histoire qu'il soit trop occupé à essayer de se gratter pour lancer des flèches à tort et à travers.
Mais il ne faut pas croire que ce vilain petit canard est à ce point de mauvaise foi, qu'il ne reconnait pas qu'il a fait des erreurs. Mais il ne peut pas s'empêcher de penser que Cupidon par moment, fait, réelement n'importe quoi, qu'il tire au hasard, sans regarder.
Puis, qu'il se planque, confortablement installé dans un petit nuage, pour rire des déboires, que ses flèches provoquent dans la vie des vilains petits canards boiteux...
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bonjour
Posté par
rimesoudeprime le 03.04.2008
petite visite.
Lien vers mon blogcoucou
Posté par
J. C. le 20.04.2008
coucou, et bien se cupidon, il en fait bien des dégats des fois !!!!
Et j'en sais quelque chose.....Mais j'aimerai qu'il pense en peu à moi!
je suis là à attendre je ne sais quoi et rien ne se produit....
en tout cas, ton texte est très bien.....
j'te fais de gros bisoux
à tout bientôt ici ou ailleurs