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Nom du blog :
sunnymoon
Description du blog :
Aventures et déboires d'un vilain petit canard boiteux, rêveur, maladroit, pessimiste et fainéant
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
24.03.2008
Dernière mise à jour :
14.09.2009

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Un beau jour d’automne

Publié le 14/09/2009 à 15:16 par sunnymoon

Il fait délicieux aujourd’hui. Un franc soleil invite les papillons à une dernière valse endiablée. Le linge sèche gentiment, agité mollement par une brise légère. Les arbres résistent et cachent leurs premières feuilles automnales, qu’un œil exercé et chagrin peut déceler. La vie est douce et légère aujourd’hui.

Mon amour est parti travailler, et je suis seule chez lui. La porte fenêtre est grande ouverte, afin de laisser entrer le soleil. Il y a des chats qui passent tranquillement dans le jardin, sans se soucier de moi.

Après un bon petit déjeuner, un café, une cigarette, me voici, prête à essayer d’exprimer tout l’amour qu’il y a en moi, et qui fait que, pour une fois, mon âme, si triste d’habitude, chante et volette avec les papillons.

Je viens de réécouter une vieille chanson. A l’origine c’était une pub pour un yaourt. Mais rien à voir. C’est une chanson d’amour  « J’ai faim de toi ». Qui exprime bien tout ce que je ressens pour le moment, ce feu, cette faim pour celui qui fait battre mon cœur plus vite et plus fort. Celui qui m’a rendu à la vie, à l’amour. Celui qui occupe toutes mes pensées.

 

Tout amour est différent. On s’adapte à celui qui vous bouleverse. On s’invente un langage commun, une gestuelle. On ouvre un nouveau chapitre, et on le remplit de souvenirs partagés, de moments tendres et complices.

 

Après avoir vécu, si longtemps, en suivant simplement le fil de l’eau, prenant ce que la vie m’apportait, il me vient des envies de me fixer. Je n’ai plus envie de vagabonder, d’errer sans but. J’ai envie de construire quelque chose avec cet homme. Ne pas simplement rester à le regarder dans les yeux (qu’il a très beaux d’ailleurs). Envie d’avancer avec lui.

 

Il m’apporte tant. C’est un tel bonheur de se réveiller prés de lui. Voir son sourire, et ses yeux pétiller quand il me regarde. Me blottir dans ses bras, et le sentir fondre quand je lui dis « je t’aime ». Quand la journée est finie, me glisser tout contre lui, m’endormir la tête sur son épaule. Notre vie, pour le moment, est remplie de ces petits bonheurs simples et savoureux.

 

Jamais je ne l’aurais imaginé ainsi, si tendre, si doux et attentif. Il m’entoure de ses bras et de sa tendresse, il me fait chavirer, rien qu’en posant ses yeux sur moi.

Tout ce que je découvre de lui me ravi, mon tendre amour taiseux. Bien sur, je sais bien, qu’un jour, il y aura autre chose que du ciel bleu. Mais est-ce obligatoire ? Si nous restons attentifs, ouverts à l’autre, comme nous le sommes pour l’instant.

 

Saurons-nous éviter les pièges ?

 

http://www.youtube.com/watch?v=hXyTQOE_QFc




--

Après un long silence….

Publié le 26/08/2009 à 12:49 par sunnymoon

Me voici, après un long silence, chargé de tant de choses… La vie a suivi son cours.

Ma grand-mère est partie pour son long voyage, pourvu qu’elle y retrouve ceux qu’elle aimait.

Et j’ai chaviré, corps et bien, de fêtes en fêtes, de petits matins blêmes en soirées désastreuses. Alcool, encore et encore…Et puis aussi des aventures, sans lendemain, ou presque.

 

Heureusement pour moi, il y avait autour de moi, quelques braves, qui ont veillé au grain, et qui ont su, tant bien que mal, me garder de moi-même, et de ma faculté à l’autodestruction.

Pensant à me faire manger quand j’avais oublié, me faisant prendre l’air et le soleil, quand je restais enfermée chez moi, et en moi-même.

 

Oui, il y a eu de belles rencontres dans ces longs mois de noirceur. J’ai (re)découvert des amis, des fidèles, et sans eux, cela aurait été bien plus difficile.

 

Evidement, tout n’est pas réglé. Il reste encore des zones d’ombres qu’il me faut combattre, qu’il me faut vaincre. La tristesse, que je traine depuis si longtemps, est toujours là, prête à surgir et à m’engloutir au moindre accident de la vie. Toujours je devrais me battre contre moi-même, contre mon pessimisme, ma fragilité.

 

Peut-être ai-je, enfin, appris certaines choses sur moi, qui me seront utiles à l’avenir.  Il me faut encore y réfléchir, assimiler tout ça.

 

Dans toutes ces rencontres, toutes ces aventures, il en est des plus marquantes que d’autres. Certaines me laissent un souvenir en demi-teinte, d’autres sont à oublier bien vite.

 

Etant qui je suis, je me suis donnée à chaque fois, sans réserves, ou presque. Mais mon cœur restait froid, insensible, tout autant que mon corps. J’en arrivais à me dire que c’était fini pour moi, et que j’étais condamnée à rester seule.  D’ailleurs, je pensais que c’était mieux ainsi, de toute façon, à quoi bon risquer de se blesser encore ? Pour arriver encore et toujours au même pitoyable résultat ?

Plusieurs fois, j’ai pris la fuite. Dès qu’un mot d’amour m’était adressé, je me renfermais, incapable que j’étais de l’assumer et d’y répondre de la même manière.

 

Jusqu’à ce que…

 

Les circonstances seraient bien trop longues et compliquées à expliquer.

Mais toujours est-il qu’un soir, il s’est passé quelque chose. Certaines personnes, se mêlant de ce qui ne les regardait absolument pas, ont, sans le vouloir, provoqué une mini tempête dans ma vie, avec cris, larmes et tout le toutim. Et m’ont permis grâce à ça de redécouvrir quelqu’un que je croyais connaître.

 

Et je le découvre tous les jours, pour mon plus grand bonheur. Il est tendre, attentionné, prévenant, fort comme je les aime.

Et mon cœur s’est mit à battre plus fort, plus vite. Mon corps s’est réveillé de son long sommeil. Dans ses bras je me sens femme. Dans le regard qu’il pose sur moi je me sens belle, et je me perds dans ses yeux. J’aime m’endormir dans ses bras, et me réveiller prés de lui. J’adore poser ma tête sur son épaule, sentir ses bras m’étreindre. Entendre le son de sa voix me fait frémir, sentir ses mains sur moi me fait trembler…

Mon souffle est court quand je pense à lui. Il me manque quand il n’est pas prés de moi, il me fait fondre, il me fait vibrer.

Je suis en manque de mots pour décrire ce que je vis avec lui, pour lui témoigner toute la tendresse qu’il m’inspire, tout l’amour que j’aimerai lui offrir.

 

Balayées mes peurs, mes craintes, et tous ces « A quoi bon ? ». Je me plonge avec délice dans sa tendresse, son amour, et savoure la moindre seconde passée avec lui.

J’aime tant le voir sourire, et abandonner sa réserve habituelle pour m’offrir ce qu’il est, avec sa douceur, sa tendresse, sa sensibilité, son humour, sa sensualité.

 

Je n’ai pas peur de ses mots d’amour, et peux y répondre de la même manière.  

 

Jamais je ne me suis sentie ainsi. Prête à changer de vie, prête à m’engager. Désireuse même de le faire. Je veux le faire sourire, l’entourer de ma tendresse, le faire trembler comme il me fait trembler, le rassurer comme il me rassure, mon doux, mon tendre amour.

 

Il m’a rendu à la vie, à l’amour…

 

Encore pour cet homme au chapeau et guitare

Publié le 15/01/2009 à 12:00 par sunnymoon
A toi, vilain moineau, drôle d’oiseau,
Hibou désabusé aux plumes ébouriffées par la vie

Je t’ai offert ma tendresse. Toute la douceur qu’il y a en moi,
J’ai voulu la partager avec toi, qui semblais en avoir tant besoin.

Mais il semblerait qu’en faisant cela je t’ai effrayé…
Ce n’était pas le but recherché,

Je suis trop lasse pour me battre, et essayer de te rassurer.
Après tout, tant pis pour toi, tu ne sais pas ce que tu perds…

Alors, comme tous les jours, demain, et encore après
Sur la tristesse de mon âme, sur mon cœur sanguinolent et dolent,
je mettrais ma peau trop étroite, fragile et abimée,
Je cacherais à tous mes blessures.

Continue donc à cultiver ta nostalgie,
Puisqu’elle t’est si précieuse,
Ecoute toutes ces chansons qui feraient pleurer des montagnes
Moque-toi de l’amour et de son cortège d’ennuis
Défie-toi de la tendresse et agonise d’injures les pauvres
Enveloppe-toi d’un manteau d’ivresse,
Fais comme il te plait,
Peu m’importe….

Chacun porte le masque qu’il peut,
Mais parfois, on en meurt…
Je ne sais de quoi demain sera fait
Enfin si, de silence et de solitude,
De tristesse et d’incertitude,

Ce soir, une fois de plus, je n’en peux plus
Mais je ne m’abaisserais pas encore une fois
A te demander une place dans la chaleur de tes bras.
Je te laisse à tes frayeurs, à ta méfiance.
Je resterai seule dans ma mare,
Solitude vaut mieux que mauvais compagnon…







la tendresse (lettre à cet inconnu au chapeau & guitare)

Publié le 04/01/2009 à 12:00 par sunnymoon
La tendresse

Je pourrait vivre sans amour, mais pas sans tendresse, sans quelqu’un à caresser, embrasser, étreindre.

Ne pas manger… Quelle importance ?
Mais la tendresse…Je ne saurais m’en priver

Comme le boire.
La tendresse est comme l’’eau pour mon âme assoiffée.
J’ai besoin d’un être à entourer de mes bras, d’une âme à câliner, cajoler

Pas de grands serments, de « jamais », de « toujours »
Rien de tout cela. Non!

Et je rêve d’une vie simple et facile, d’un bonheur paisible et serein
Mais ce n’est pas pour moi…
Pourtant, j’en demandais pas tant à la vie. (Enfin, c’est l’impression que j’en avais.)
Juste « avoir » (quel vilain mot) quelqu’un, qui m’accepte telle que je suis…
Dans ses bras, je pourrais déposer les armes.
Celui qui comprendrait la tristesse de mon âme

Et pour le moment, je soutiens mes amis qui flanchent. Ceux que la vie blesse, ceux que l’amour abandonne. Mais qui me soutient ?
Quand je leur dis des mots d’espoir : « accroche-toi » ou « tiens bon » Qui me retient quand je sombre ?

Je ne veux pas de pitié…oh non ! Mais juste un peu de tendresse, de douceur
J’en ai tant à donner, qui m’étouffe

Sans donner on n’est rien… Sans partage on est inutile

Mais à quoi sert tout ça, S’il n’y a personne pour recevoir ?

Et toi, que je ne te connais pas. Tes yeux ont l’innocence de l’enfance. Malgré ça, Tu me fais peur. Mais tu as l’air d’avoir tant besoin de tendresse…Quand j’en ai tant à donner…
Je ne promets rien, bien au contraire.

Encore une fois, je t’écrits quand je suis saoule (Tu vas croire que c’est une habitude chez moi.)
Mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour combattre ma timidité
Et tu m’intimide tant… Je ne sais pas pourquoi, mais c’est ainsi…
Ce n’est pas de ta faute, je suis comme ça, j’en suis désolée…
Je ne viendrais pas sonner à ta porte,
Mais si tu veux bien de la tendresse que j’ai à donner
C’est bien volontiers que je te l’offre

lettre ouverte à cet homme inconnu (au chapeau et guitare)

Publié le 02/01/2009 à 12:00 par sunnymoon
Bonjour ou Bonsoir (c'est comme tu veux, ou ça dépend de l'heure...)

A cette heure ci, et dans mon état, peu importe!
En tout cas, et pour commencer, je te souhaite une bonne année,
Chargée de tout ce que ton coeur désire: Amour,Tendresse, Joies, Douceur & Bonheur
En bref, tout ce qu'il n'y a pas dans ma vie...Mais que j'ai en moi....

Pour toi? ....Peut-être....
Ou un autre?

J'en sais rien...
Si ça se trouve, tu ne te souviens même pas de moi....

A raison, surement. A tort, ....peut-être....

Je ne te connais pas, et tu ne me connais pas...

Mais d'avoir simplement dormi dans tes bras m'a fait du bien....

A toi, ça t'as fait quoi?

J'en sais rien....

Je suis trop saoule pour mentir à cette heure, et je voudrais dormir encore dans le refuge de tes bras...
Quelques heures, quelques nuits...
Peu importe, je prendrais ce que que tu peux m'offrir....
Et s'il n'y a rien chez toi pour moi
Tant pis!
Qui peut savoir?

Et si je mendie aujourd'hui quelques miettes de tendresses,
quelques heures de douceur,

Dis toi bien que ce n'est pas mon habitude, mais que, ce soir, je n'en peux plus,....

mais je n'ose t'appeller, trop peur de te déranger, de te distraire de ta vie, qui a l'air si remplie..

Jamais je n'ai fait ça, (et ce n'est pas une figure de style)
Devant toi, ici et maintenant, je me mets à nu...
Je ne te promets rien, hormis un peu de tendresse...
Je ne suis pas le repos du guerrier, ni la source qui désaltère.
Juste une femme en quète de tendresse et de douceur.

Qui es tu? j'en sais fichtre rien....
Peut-être es-tu comme tout les autres: un mirage?
Une âme à vif, blessée par la vie? .....Probablement
Un cynique de plus? .....Peut-être
Un salaud comme beaucoup d'autres? ....j'y crois pas...

Je n'attends rien de toi, (si ça peut te rassurer)
A part un peu de tendresse et de douceur...
Et encore, si tu le veux bien?

Une porte s'est entre-ouverte sur un "peut-être"
Ou un non...?

Dis moi quoi, je t'en prie..,

L'année se termine mal, normal

Publié le 31/12/2008 à 12:00 par sunnymoon
Envie de dire au revoir à la terre entière ce soir.
Pourquoi continuer ? A quoi bon s’acharner à essayer de faire semblant de vivre, et de courir après des miettes de bonheur ?
Qu’y aura-t’il à retenir de mon passage ? Une vie en dents de scie, avec plus de bas que de hauts. Des échecs, des erreurs, des dérapages absolument pas contrôlés, voilà un excellent résumé de ce qu’est ma vie.
Qu’ai-je fais, qu’ai-je construis ? Rien, néant, zéro, nada, niente, nicht, que dalle !
Si j’étais quelqu’un de si bien, je ne serais pas seule ce soir. Tout le monde se serait battu pour m’avoir à sa fête, on m’aurait réclamée.
Mais non…Rien de tout ça !
Me voilà dans mon petit chez-moi, mon « home sweet home » ou j’étouffe. Trop petit, trop remplis.
Et comme je suis lâche, que j’ai peur de souffrir, et de me rater, je continue, jours après jour, à faire semblant de vivre. Je reste là, et je ne m’accroche même plus.
Il n’y a plus rien en moi, ni espoir, ni rage, rien que me fasse avancer. Je reste parce que j’ai des engagements.
Personne ne sait ma souffrance. Parce que je la tais, elle est si énorme.
Je n’ai aucune envie d’appeler au secours, et de les accabler avec mes états d’âme. Parce qu’ils ne peuvent rien pour moi. Il n’est personne pour me sauver de ce qui me ronge.

Mais combien est grande ma souffrance. Il me semble parfois qu’il n’y a plus qu’elle en moi.
Je ne suis plus que cela, une plaie vive, un immense réservoir de larmes et de douleurs.

Pas de refuge, ni de réconfort. La solitude, et de plus en plus, la certitude d’avoir raté ma vie, sans pour autant parvenir à déterminer où je me suis plantée. A quel moment, précisément, ai-je pris le mauvais chemin ?

Voilà ou j’en suis en ce soir de St Sylvestre 2008.

Nulle part. Comme d’habitude.

L’année se termine mal, normal.

si peu de passé...et autant d'avenir

Publié le 05/12/2008 à 12:00 par sunnymoon
Si peu de passé et autant d’avenir
Errances et désespérances
Une vie de poussière et de larmes
Cherchant ce qui n’est pas
Le bonheur entrevu
Destin farceur et cruel
Odieuse comédie d’une vie
Survivance et souffrance
Il n’est pas de pommes
Qui ne soient empoisonnées
Toujours chercher
Ne jamais trouver
Que la tristesse et l’abandon
Le silence et les peines
Il n’est rien pour moi ici
Je n’ai pas ma place
Dans la ronde du monde
Grain de poussière
Tout effort devient échec
Toute joie blessure
Ma raison est folie
Mon âme est une plaie vive
Une faim, une soif
Que rien ne peut soulager
Mes larmes coulent comme la pluie
Et brulent comme l’acide
Je n’ai plus de forces, plus de colère
Rien qu’une immense fatigue
La nuit est bien longue
En attendant ce demain
Qui sera un autre jour
Aujourd’hui s’éternise
Et c’est l’hiver…
Un hiver de cendres et de glaces

-

Publié le 12/09/2008 à 12:00 par sunnymoon
A la télé, y a un film ultraviolent avec 2 flics, un méchant (euh...Denzel Washington) qui pète un cable grâve là tout de suite et un gentil (Ethan Hawke) qui perd pas mal d'illusions et passe une journée de m****. J'sais pourquoi j'suis réstée calée là dessus? En plus, je regardais même pas vraiment, ou d'un oeil alors, et d'une oreille. Parce que ce sont 2 acteurs que j'apprécie...

Alors que dehors, y a un super clair de lune...

Je me demandais ce que demain me réserve, sans être trop impatiente de le découvrir...Je me demande sur quelle peau de banane je vais déraper. à moins que ce ne soit une tuile qui me dégringole sur le coin de la cafetière?
Comme m'a dit un ami, de grands changements m'attendent. Et il a bien raison. Ce qui se passe pour le moment, ne peut avoir qu'une issue, à plus ou moins brève échéance, d'une manière où d'une autre. Mais au bout du compte, quel que soit le déroulement des évènements, la fin est innéluctable. Et pas un happy-end, enfin pas pour moi...
Pour ma grand-mère, c'est la fin de son voyage ici...

Et je vais perdre mon point d'ancrage...C'est la seule qui soit là avec moi depuis le début. Bien sùr, en route, je me suis fait des amis, mais c'est la seule qui à toujours été là. Elle était une famille à elle seule, en tout cas elle faisait de son mieux. Pas facile tout les jours avec nos caractères respectifs.La cohabitation n'a pas toujours été un long fleuve tranquile. Mais, malgré ces heurts, je savais qu'elle était là pour moi.
A mon tour d'être là pour elle.
Puis Il sera bientot temps de larguer les amares. La vie suit son cours innéxorable, de rencontres en adieux.
Ca ne facilite pas forcément les choses de savoir à l'avance, je ne me sens pas prète, ni forte assez...
Mais je n'ai pas le choix, c'est ainsi, je ne peux rien y changer, alors, faut y aller.
On verra en route ce qu'il en est, il faut pour l'instant, être un brave petit soldat, et faire front...Avancer avec tout ce barda dans le sac...Vaille que vaille...

15 Aout

Publié le 15/08/2008 à 12:00 par sunnymoon
De plus en plus, je m'emmèle les pinceaux. Un jour, presque heureuse, et le lendemain, au bord du gouffre. A ne plus savoir ce que je fais là, ni ça vaut encore la peine de faire semblant.
Oui, je fais semblant, je joue tout les jours la comédie, "je vais bien, tout va bien". Cela ne sert à rien, qu'à m'enfoncer plus encore dans ce brouillard.
La vie est une tragi-comédie, dont nous sommes les acteurs et spectateurs. Qui est le metteur en scène? Ou se cache-t'il? Est-il fier de son scénario? Connait-il le dénouement de l'intrigue?
J'ai des doutes.
Alors, de fêtes en fêtes, je m'étourdis. J'essaie d'oublier, de noyer mon mal-être, mais comme dit la chanson, y a rien qui nage mieux qu'un chagrin. Et même si l'oubli vient pour quelques heures, au réveil, tout est pareil, la peine est là, bien présente, si vivante, qu'elle m'étouffe.
Et je ne maitrise plus rien. Mon coeur s'enflamme pour un rien, mon corps me trahit. Et je reste là, à me demander ce que j'ai encore pu bien faire comme conneries.
Et me voilà, entre 2 amours, entre 2 amis, une fois de plus, à devoir faire un choix.
Moi qui déteste choisir...Je suis perdue.
J'ai l'impression que mes forces m'ont abandonné, et que ma vie n'a plus le moindre sens. Je dérive, sans savoir où je vais, sans savoir si je vais pouvoir reprendre le contrôle (mais l'ai-je jamais eu?).
Et j'en ai marre d'être ainsi, cela fait bien trop longtemps que j'erre dans ma vie.
J'essaie pourtant, de toutes mes forces (ou du moins de ce qu'il m'en reste), de jouer le jeu, et de faire partie intégrante de ce manège (dés)enchanté.
Mais, j'ai du faire une mauvaise pioche, et je n'ai en main que des cartes pourries, inutiles.
C'est pas grave, il y a bien pire dans ce monde.


24 Juillet.

Publié le 29/07/2008 à 12:00 par sunnymoon
Je m’enfonce, trop fatiguée pour avoir envie de me battre. Suis restée des jours enfermée chez moi, sans même ouvrir les rideaux, sans écouter de la musique. Juste la lecture pour échapper à mes pensées désordonnées. Lire, lire et encore lire. Lire comme on s’enivre, comme on se noit. Pourtant il y a eu du vent, je l’ai entendu, il a fait chanter le carillon. Et j’aime marcher le nez au vent. Mais il aurait fallu sortir, prendre le risque de croiser des humains. Pas la force. Rien n’aurait pu me convaincre d’aller dehors. Il y a en moi, tant de fatigue et d’angoisse. Tant de larmes aussi. Pour le moment, je suis un précipice, empli d’angoisses, de tristesses, de peurs…Hormis ça, il n’y arien d’autre en moi, des questions, de l’incertitude, et cette fatigue qui rend le corps lourd, l’âme pesante et le cœur en berne.

Je sais bien qu’au regard des malheurs de ce monde, mes petits états d’âme larmoyants et ridicules ne pèsent pas lourds. Je n’ai pas à me plaindre, non vraiment. C’est vachement bien, je suis européenne. De l’eau, chaude ou froide selon mes besoins ou caprices. De la nourriture, à m’en faire éclater la panse. Un toit avec un loyer « modéré ». Egouts, mutuelle, transports en commun, Gsm, pollutions, OGM, presse People, toutes ces merveilles du monde moderne. Avec tout ça, je ne vois pas de quel droit j’irai me plaindre que ma vie est une triste et pauvre vie. Non, vraiment, je fais partie des privilégiés de ce monde. Bon, d’accord, je ne fais pas partie des richissimes. Mais qu’importe !

Même en sachant ça, malgré tout, ça ne m’empêche pas de sombrer doucement. J’ai beau savoir qu’il n’y a pas de quoi basculer dans la déprime, je me noie lentement. Je fais des efforts pourtant pour ne pas couler, je m’accroche à quelques bouées flottant à la dérive. Mes amis sont des phares dans la tempête, sans eux, je serais perdue dans cette mer démontée. Ce sont eux qui me maintiennent à flots. Ils sont ma ligne de flottaison.

Et malgré eux, malgré moi, je n’arrive plus à faire surface.

Trop de pensées tourbillonnent dans ma tête, bien trop de questions, qui sont autant de poids morts qui m’entraînent vers le fond. Tant d’ignorance, tant d’incertitudes, d’obscurités.
La vie n’attend que moi, elle me tend les bras. Le soleil brille, les oiseaux chantent, le vin est doux, et je suis une imbécile. Une sombre idiote qui ne sait faire de tout ça, qui réclame misérablement le mode d’emploi, qui cherche à comprendre le pourquoi du comment.

Qui voudrait bien extirper du fond de son âme cette souffrance, cette incapacité chronique à faire les choses comme il faut, ce poids si lourd qui lui plombe les ailes.
Il est des jours meilleurs que d’autres, bien sûr, heureusement. Mais il en est, où cette chose en moi, se fait si présente, qu’elle en devient presque une souffrance physique, une boule qui pèse, et la gorge se serre, et l’estomac se noue. Et je deviens autiste, incapable d’affronter le monde extérieur, et la foule. Repliée sur moi-même, n’ayant plus qu’un seul désir, que tout s’arrête, la douleur, et les peurs et l’incertitude.
La vie, ces jours là, est une bataille perdue d’avance. Et l’amour un mirage, un mensonge de plus.
Comment fait-on pour vivre ?

Pourtant, il est de ces moments magiques, ou l’air est si doux, le ciel lumineux et plein d’oiseaux, la compagnie agréable. Des instants privilégiés, remplis d’un bonheur simple et parfait. Et l’on constate, un peu étonné d’être surpris, qu’en cet instant bien particulier, on est heureux, comme ça, d’un coup, à se sentir bien d’être là. ET l’on savoure ce moment, comme une tasse de bon thé, ce petit bonheur, si précieux, parce que si fugace. A peine s’est on rendu compte que l’on est heureux, que l’instant magique s’est enfui.

Heureusement, il existe la mémoire et les souvenirs. Petits morceaux, petits bouts de moments passés, un peu pastels, esquisse fragile de ce qui fut.

Mais on ne retient pas forcément ce que l’on veut, la mémoire est parfois une mégère capricieuse et volage. Et les souvenirs sont de charmants mythomanes.
La tête farcie de choses inutiles, de bribes de mensonges édulcorés pour apaiser orgueil, et estime de soi. Toutes ces choses, qui transforment au fils du temps nos souvenirs, et les changent en quelque chose d’approchant, mais qui n’est pas le reflet exact de la réalité.

Mais qu’ils sont doux à vivre ces instants magiques !

Alors, on fait ce que l’on peut pour les prolonger, pour les savourer au maximum. Parce que tout à l’heure, bientôt, ils seront évanouis, évaporés, et la vie reprendra son cours, et la réalité sera, à nouveau, dure et froide, et les questions, les doutes, feront leur réapparition. Et la douleur reviendra…


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