Posté le 17.06.2008 par sunnymoon
Même un désert peut fleurir,
Pour peu que des vents favorables
Apportent la pluie.
Quelques gouttes d'eau
Tombant par miracle,
Aprés leur long voyage,
Sur un sol en manque
De quelque chose pour vivre
Le désert calme, franc et silencieux
Assourdi la rumeur
Qui pulse en nous.
Marcher dans un désert
C'est découvrir la force,
La qualité du silence.
Le silence du vent parfois,
Le silence du jour,
Du poids du soleil,
Le silence du sable
Qui glisse sous nos pas.
Et pouvoir enfin entendre
S'installer en nous,
Le silence de la plénitude
Et du calme le plus profond
Etre enfin en harmonie,
Avec ce qui est, ce qui vit.
Avoir enfin trouvé sa place,
Car tout n'est pas perdu,
Et même un désert peut fleurir.
Entendre le sang, à nos oreilles
Rythmer le bruit de nos pas.
Percevoir à travers lui,
La pulsation d'un monde
Vivant tout autour.
Ni moi sans lui,
Ni lui sans moi.
Je suis enfant de l'univers
Il est tout entier en moi.
Et c'est pour chacun
La même loi.
De vous à lui,
De lui à moi,
Tous frères de la même Terre,
Vivants où rêveurs
Barbares où poètes.
Fils du désert, enfants de lune
Nous respirons le même air,
Lave jaillie du ventre d'une femme,
Nous sommes l'irruption dans la réalité
D'un rêve devenu chair et gestes...
--
Posté le 17.06.2008 par sunnymoon
Courage Petite Fleur
Aie le goût du bonheur
La pluie lave tes feuilles
Le soleil les sèche
Sans tes couleurs Petite Fleur
Le monde ne serait pas le même
On vit de ce que l'on sème
courage Petite fleur
pour Valérie
Posté le 17.06.2008 par sunnymoon
Voici un vilain petit canard boiteux bien perplexe. Qui tordrait bien le cou à celui qui a dit un jour que la vie est un long fleuve tranquile. Aprés quelques péripéties et autres bouleversements, le vilain petit canard boiteux trouve cette phrase d'une ironnie féroce.
Les aléas et autres hics de la vie n'en finissent pas de créer des remous dans la mare du vilain petit canard boiteux, qui du coup, danse et tourbillonne tel un ptit bouchon.
Bien malin celui qui peut dire ce que la vie lui réserve. En fait, celui qui croit cela est un fou, un ignorant ou un dieu. Quand on croit tenir quelque chose dans ses mains, la vie, le hasard (ou quoi que ce soit d'autre), se charge de nous l'arracher. Et alors que l'on se lamente, en criant vers les cieux indifférents notre douleur, notre désespoir et notre rage, le destin (qui est aussi farceur que Cupidon) nous fait signe et nous réserve de nouvelles surprises, d'autres aventures.
Il ne faut rien attendre de la vie, mais il faut s'attendre à tout. Rester ouvert, l'esprit libre et le coeur léger. Etre prêt sans cesse à ce que notre vie prenne des virages inattendus, des raccourcis ébouriffants. Il y a évidement des périodes creuses, mais aussi des moments ou l'on ne saura plus où donner de la tête et du coeur. Ne jamais rien tenir pour acquis, n'avoir aucune certitude.
Voilà où le vilain petit canard boiteux se trouve désormais...Il espère sans oser y croire. Ne veut rien dire, afin de ne pas tenter le sort. Ce n'est pas qu'il soit superstisieux (ça porte malheur) mais tant de fois déjà, il y a cru, ou a voulu y croire.
Alors il ne dira rien, pas tout de suite, pas maintenant.
Il se contente de vivre ce bonheur inattendu et inespéré, d'en savourer chaque seconde.
N'osant croire à sa chance, le vilain petit canard boiteux retient son souffle et croise les doigts....
Posté le 17.05.2008 par sunnymoon
Le vilain petit canard se prélasse,
Profite du temps qui passe.
Laissant loin, bien loin de lui,
L’agitation du monde et ces péripéties,
Il refuse les larmes
Puis dépose les armes.
A quoi bon l’Amour et ses caresses
Quand disparaît la tendresse ?
Réfugié dans son nid
Ne désirant que ses amis,
Pour se réchauffer à leurs cœurs
Et reprendre goût au bonheur.
Le vilain petit canard paresse
Laisse le temps à sa tristesse
De partir avec délicatesse
Emportant sa détresse.
C’est qu’il parfois plus utile
De rester un moment immobile.
Attendre n’est pas futile
Quand vivre parait si difficile
Et qu’il faut apprendre
A enfin se comprendre.
Faire le deuil de ses illusions,
Et retrouver un peu de cohésion.
De la vie, attend la suite
Il n’est plus de fuite.
L’oubli n’est qu’une option
Jamais une solution.
Toujours après la pluie,
Le soleil revient et luit.
Le vilain petit canard se prélasse,
Profite du temps qui passe.
Demain viendra bien assez tôt
Posté le 15.05.2008 par sunnymoon
Il s’est passé bien des bouleversements dans la vie du vilain petit canard boiteux. Son Bel Amour, son compagnon a décidé qu’il était temps que tout cela cesse. Sans doute ne supportait-il plus les états d’âmes nauséeux et mélancoliques de ce volatile si mal fichu.
Après tout qui a envie de supporter quelqu’un qui sans cesse et sans raison déprime ? En tout cas, pas lui.
Et le vilain petit canard, la mort dans l’âme, et les larmes aux yeux, a du plier bagages et retourner dans son nid. Sans comprendre pourquoi son compagnon de route l’abandonne ainsi, et le laisse choir, alors qu’il a tant besoin justement qu’on le soutienne.
Bien sur, le vilain petit canard boiteux n’est pas exempt de fautes et d’erreurs. Sa trop grande mélancolie, son mutisme, l’ont éloigné de son Bel Amour. Mais il croyait, bien naïvement, qu’un amour servait aussi à cela, à affronter les mauvais jours, et qu’après la pluie viendrait forcément le soleil. Et qu’ensemble, à nouveau, ils regarderaient complices et heureux refleurir le printemps.
Mais non, son Bel Amour en a eu assez, et n’a pas voulu, ou n’a pas pu aider le vilain petit canard boiteux à s’affranchir des ombres qui noient son âme et l’accablent de maux imaginaires. Son Bel Amour a ses propres problèmes à affronter et ne se sent pas de taille à supporter un vilain petit canard boiteux en pleine déroute.
« A chacun sa merde » voilà ce que son Bel Amour lui offre comme soutient.
Et voilà, encore une fois le vilain petit canard boiteux abandonné, frappé en plein cœur par un des siens.
Ce n’est pas la première fois, mais le vilain petit canard boiteux n’en peut plus d’être ainsi ballotté au gré des humeurs de ses proches.
On n’est jamais si bien trahi que par ceux que l’on aime.
Tout à fait égoïstement, le vilain petit canard boiteux voudrait que son Bel Amour souffre autant que lui de cette séparation. Même si, par orgueil, le vilain petit canard boiteux ne fera pas demi-tour. Désormais il est seul et même si cela le terrifie, pour lui il n’y aura pas de retour en arrière possible. Trop longtemps il a attendu un geste de son Bel Amour. Un geste, un mot, une main posée sur l’épaule, qui lui aurait dit « je suis là avec toi, je ne comprends peut-être pas, mais je suis là », un regard, …Mais rien n’est venu, et le vilain petit canard boiteux enfermé, prisonnier de lui-même n’a pas pu demander tout cela.
Il essaie tant bien que mal de se souvenir des jours heureux, quand la tendresse était la reine en son royaume. Mais il doute à présent de la réalité de tout cela. Disparue la tendresse, envolée la douceur…Cela n’était –il qu’un rêve de plus, une chimère douce-amère, un mirage ? Après tout, jamais son Bel Amour ne lui a dit justement qu’il l’aimait….
Et si entre lui et son Bel Amour il n’y avait jamais rien eu qu’une illusion confortable ?
Posté le 13.04.2008 par sunnymoon
Il était un vilain petit canard boiteux, qui voulait devenir un cygne, et même pas tant que ça. En fait, il n’était pas si ambitieux. Un ptit bout de bonheur, prés d’un compagnon de route, tendre et prévenant, des amis joyeux et fêtards, un petit nid douillet, au fond, il n’en souhaitait pas plus.
Car ce vilain petit canard boiteux désirait juste une chose dans cette vie, trouver l’âme sœur, le partenaire de vie, le compagnon de voyage avec lequel partager aventures et déboires, tendresse et douceur…
Après moult fois s’être trompé et fourvoyé dans des histoires bancales et douloureuses, un jour, enfin, le vilain petit canard se dit qu’il a trouvé ce que longtemps il a cherché. Il a déniché sa perle rare, sa chaussure à son pied, la crème dans son café.
Et le vilain petit canard boiteux s’installe dans le douillet confort d’un nouvel amour.
Mais, hélas, c’était sans compter sans la nature profonde, instable et pessimiste, du vilain petit canard.
Jour après jour, l’amour s’érode, il s’effiloche, il pâlit. Les corps s’habituent et se lassent. Le travail, les journées qui ne sont pas assez longues, les nuits trop courtes. Le quotidien n’est pas l’ami des amoureux, lui qui grignote, petit à petit, la passion et la flamme des débuts.
Comment est-ce arrivé ? Une lente glissade vers le silence, et le joyeux bonheur devient une habitude, confortable mais pesante.
Et le vilain petit canard boiteux, à nouveau trébuche, glisse et dérape. Il sombre dans les tréfonds, et s’y morfonds. Il erre à la recherche d’un sens, d’une lueur qui pourrait lui rendre la foi. Une fois de plus, il s’est perdu dans les méandres de la vie, lui qui se laisse conduire par le fil de l’eau. Il sombre dans une déprime d’autant plus lourde à porter, qu’il sait bien que, rien dans sa vie, ne la justifie.
Alors, il se compose un masque, agit, autant que possible, comme si de rien n’était. Mais, au fond de lui, il se sent tout petit et maladroit. Il a l’impression d’avoir glissé sur une peau de banane, et se sent l’âme endolorie, sans comprendre pourquoi.
Et juste à ce moment là, alors que le vilain petit canard boiteux se souvient à grand peine de son nom et de ce genre de renseignements utiles et dérisoires, Cupidon, ce farceur potelé et ailé, le prend pour cible. Plop.
Dans un premier temps, le vilain petit canard boiteux ne rend pas compte de la gravité de la situation… Il croit que les choses vont se décanter d’elles même, et qu’il lui suffit d’attendre un peu pour que cela se passe en douceur. Car le vilain petit canard boiteux, en plus d’être naïf, est assez paresseux et n’aime pas devoir faire des choix. Il laisse le plus souvent la vie s’en charger. A elle de se débrouiller, il prendra ce qu’elle lui laisse. D’ailleurs, en général, il n’a pas à s’en plaindre.
Mais cette méthode ne convient pas pour toutes les situations. Et là, en l’occurrence, c’était même la dernière chose à faire. De fil en aiguille, une chose en entrainant une autre, le vilain petit canard boiteux se retrouve un peu dépassé par les évènements, et les sentiments qu’ils provoquent en lui.
Et voici le vilain petit canard boiteux emporté dans un véritable tourbillon de questions, de doutes. Et de déni…
Mais le temps passe, et demain est déjà hier, et le présent n’est jamais plus long qu’un fugace instant, à peine vécu déjà passé.
Et la situation ne devient pas plus claire pour la cause, le vilain petit canard boiteux est de plus en plus perdu. Chaque réponse, à peine trouvée, devient aussitôt la source intarissable d’autres questions. Le vilain petit canard boiteux a beau faire, retourner le problème dans tous les sens, il n’y arrive tout simplement pas.
Paralysé par l’indécision, tétanisé par la peur.
C’est, qu’en vérité, le vilain petit canard boiteux est plutôt doué pour faire, systématiquement, les mauvais choix.
Jusqu’ici, il a accumulé un tas d’histoire d’amour assez calamiteux, avec leurs cortèges de déboires incluant cris, larmes, pertes et fracas.
Le vilain petit canard boiteux se sait instable et malhabile face à la vie.
Depuis quelque temps, il avait trouvé une certaine stabilité. Mais, une fois de plus, son coté sombre, pessimiste, et autodestructeur s’est révélé le plus fort.
Et le vilain petit canard boiteux n’a rien vu venir. Puis, quand il s’est enfin rendu compte, de ce qui était en train de se passer, il a tout fait pour que cela empire.
Pas malin…
Et aujourd’hui, le vilain petit canard boiteux se retrouve face à un choix. Une équation à plusieurs inconnues.
Ce n’est pas comme s’il fallait se décider entre prendre une entrée ou un dessert, ou les deux. Est-ce que je mets des hauts talons avec mon pantalon ?
Je prends un bain ou bien une douche ?
Non, c’est un dilemme bien plus profond que tout cela. Il s’agit de choisir entre deux personnes, deux vies…
C’est un peu comme s’il fallait choisir entre les deux faces d’une pièce.
Paralysé par l’angoisse de faire, une fois de plus, le mauvais choix, le vilain petit canard boiteux sait très bien qu’il lui revient de se décider, au plus vite. Car la situation ne peut que dégénérer, et engendrer cris, larmes et fureur.
Voilà donc où en est, au jour d’aujourd’hui ce vilain petit canard boiteux.
Va-t-il arriver à y voir clair en lui ?
Va-t-il une fois de plus royalement se planter ?
Trouvera-t-il la paix de l’esprit, le repos de l’âme et la joie dans son cœur ?
Bien malin qui pourrait le dire, en tout cas, ce n’est pas lui….
Posté le 24.03.2008 par sunnymoon
Ce drôle de volatile, un peu potelé, armé, est peut-être bien un grand farceur. Ou bien un fou dangeureux. Il déboule, porté par des ailes ridiculement petites, et décoche ses flèches avec son arc tout aussi ridiculement petit.
Sans soucis des convenances, sans savoir si ça nous arrange ou pas, il décide, comme ça, et de manière tout à fait arbitraire, que tel ou telle vont tomber un peu, beaucoup, passionnément, amoureux.
Enfin bref, quelle que soit sa méthode (ou son absence de méthode), ce jouflu et irrespectueux archer vous guette peut-être.....
Demain, tout à l'heure, il vous mettra en joue, et ...Plop! d'une flèche en plein coeur, il va bouleverser votre vie....Il va remettre en question toute votre vie d'un tir négligent mais bien ajusté. Vos rêves, vos projets, vos certitudes vont être mis à mal, chamboulés.
Votre coeur va battre si vite que le souffle va vous manquer, les nerfs à fleur d'une peau à vif, un jour merveilleusement, extraordinairement heureux , et le lendemain, en proie aux affres d'un désespoir sans fin...
Bien sûr, il y a des gens pour qui une rencontre avec cet étrange oiseau ne pose aucun problème. Bien au contraire, ils se réjouissent que Cupidon prenne en compte leur besoin d'amour et daigne enfin s'occuper de remplir leur bras d'une agréable et tendre compagnie. Et je me réjouis avec eux qu'ils trouvent un compagnon de voyage, un partenaire de route.
Mais même les vilains petits canard boiteux, Cupidon ne les oublie pas!
C'est beau quand même la solidarité!
Sauf que.....
Il était une fois un vilain petit canard boiteux, qui ne demandait rien à personne, et surtout pas à Cupidon. Car ce vilain petit canard boiteux vivait un bonheur tranquile et calme, et jamais n'aurait songé à demander plus. Il suivait le cours paisible de l'eau, se laissant porter, certain qu'il était d'être enfin à l'abri de coup du sort. Le naïf!
Mais un jour, ou plutôt, un nuit, prés d'un lac, un Cupidon voletant et vollage, décocha hardiment et de façon plutôt incongrue, deux flèches, qui firent mouches.
Et le vilain petit canard, un peu étourdi par l'impact, ne comprend pas tout de suite ce qui vient de lui arriver. Et toute l'importance de ce qui vient de se produire.
Il ne se rend pas compte à quel point sa vie va être bouleversée. Cela va prendre du temps, petit à petit, une chose en entraînant une autre.
Et ce qui n'était qu'un geste anodin, innocent devient cet pierre que l'on jette dans une eau calme, et qui fait des milliers de rond dans l'eau, efface l'image du ciel et des arbres.
Alors, le vilain petit canard boiteux ,et toujours si hésitant, ne sais pas, ne sais plus, qui il est, ce qu'il veut, où il en est. Ecartellé entre deux amours, il oscille entre raison et ivresse, joie et douleur, action et désespoir.
Pendant un temps il décide de faire comme si de rien n'était, mais la technique de l'autruche ne convient pas aux vilains petits canards.
Et bientôt le vilain petit canard se rend compte de l'étendue des dégats que la flèche et son manque de clairvoyance ont entrainés.
Et voilà le vilain petit canard tout rétourné, chamboulé, il hésite, il tergiverse, il avance, il recule, en bref, il ne se décide pas...
Il se demande ce qu'il a bien pu faire à Cupidon, pour que celui-ci lui joue ce sale tour.
Cupidon a parfois un sens de l'humour assez particulier. Pas méchant, certes, mais quand même, cela confine presque au sadisme.
Evidement, le vilain petit canard boiteux n'a pas le même sens de l'humour que Cupidon. D'ailleurs, pour le moment, le vilain petit canard a perdu son sens de l'humour, il prend tout au sérieux, cherche des présages partout, et s'englue dans sa mare.
Tout bas, il souhaite à Cupidon de la gale et des petits bras, histoire qu'il soit trop occupé à essayer de se gratter pour lancer des flèches à tort et à travers.
Mais il ne faut pas croire que ce vilain petit canard est à ce point de mauvaise foi, qu'il ne reconnait pas qu'il a fait des erreurs. Mais il ne peut pas s'empêcher de penser que Cupidon par moment, fait, réelement n'importe quoi, qu'il tire au hasard, sans regarder.
Puis, qu'il se planque, confortablement installé dans un petit nuage, pour rire des déboires, que ses flèches provoquent dans la vie des vilains petits canards boiteux...
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